mercredi, février 18, 2026

Juliette

 

Juliette,

ton visage de biais qui me crève encore les yeux.

Je sens, je devine, je sais que,

ta bouche va encore me demander pardon.

Que ton corps me fera taire

et qu’il ne me restera plus que le décompte

des jours avant la séparation.


Je fixe peut être une dernière fois

ce visage pleins de tiroirs entrouverts.

Ce qui est écrit dans l’expression

d’un simple moment de bouderie.

Mais aussi l’application de tes lèvres

à ne pas se tromper de prénom.


On ne peut pas être effacé

alors qu’on n’a même pas commencer.